Réflexion en mouvement sur le processus de création

Podcast

Podcast #37 : La création intuitive

« Tout est énergie », c’est l’une des phrases prononcées par Lauren Lé, mon invitée du jour, lors de notre conversation. Dit comme ça, hors-contexte, à la fraîche, ça peut paraître anodin, peut-être même insignifiant. Pourtant, depuis que j’ai absorbé cette formule, c’est le Cirque du Soleil dans ma tête. Il y a une effervescence folle qui ne trouve pas de dompteur. C’est fou à quel point trois mots peuvent faire du bruit. J’ai beau essayer de les faire taire, ils reviennent toujours plus forts après chaque sommation, fièrement perchés sur des échasses, un mégaphone à la main, et crient en boucle : « TOUT EST ÉNERGIE ».

Podcast #35 : Galeries, ça passe ou ça casse

La vie c’est comme une pile de fringues, il y a des hauts et des bas, des matières qui brillent et d’autres qui grattent, des pièces qu’on sort pour les grandes occasions et des classiques qui nous accompagnent au quotidien. Il y a ces vêtements qu’on abandonne en boule dans un coin, usés à force de les mettre, et ceux qu’on garde religieusement sur un cintre, dans leur housse d’origine, de peur de les abîmer. Et puis parfois, on a ce besoin viscéral de se foutre à poil, de faire tapis, de tout envoyer balader, de dire adieu à ces secondes peaux, à ces armures, à ces masques.

Podcast #34 : Faire parler la peinture

Tu la vois cette soirée sur laquelle tu n’as pas vraiment envie de parier ? Ce projet de fête au sein duquel tu ne sembles pas avoir ta place, où tu ne connais personne et qui, sur le papier, ne te fait pas rêver ? C’est le genre de rassemblements auxquels tu vas à reculons, persuadé que c’est un traquenard, uniquement parce qu’un de tes potes a insisté lourdement. Sur place, les invités sont tous plus étranges les uns que les autres. Tu te demandes ce que tu fais là. Et pourtant, contre toute attente, c’est la meilleure soirée de ta vie.

Podcast #33 : L’art contemporain à portée de main

Comprendre une œuvre d’art contemporain s’apparente parfois à un défi, à un parcours du combattant, voire à un affrontement. Soit on accepte la conceptualité sans se poser de questions, quitte à se prendre un raz-de-marée de plein fouet, soit on essaye de déchiffrer l’ensemble, coûte que coûte, afin d’éviter de se noyer. Mais alors, que se passe-t-il quand on boit la tasse ? Est-ce facile de remonter à la surface sans être frustré ?

Podcast #32 : Désherber mon jardin secret

Qui est arrivé en premier : ma coquille vide ou bien moi ? Si l’histoire raconte que c’est l’œuf qui précède la poule, dans mon cas, je n’arrive pas à statuer sur la chronologie des évènements. Il semblerait que l’angoisse fasse partie de moi, que mes écailles en soient recouvertes. Peut-être suis-je un croque-madame, les muscles en tranches de jambon, les os en gruyère AOP, les cheveux en pain de mie et le cœur mollet. Je suis un plat de résistance, sans doute un plat de résilience. 

Podcast #31 : Réalité(s) virtuelle(s)

J’avais comme une envie de flâner au Palais de Tokyo dans mes habits de lumière et puis je me suis rappelé que les musées étaient inaccessibles en ce moment. Histoire de provoquer l’univers, j’ai préparé cet épisode : une déclaration d’amour à l’expérience de visite physique (un appel à l’aide ?). Puis l’univers m’a répondu, accompagné de son plus beau mouvement de majeur, en me balançant au visage une flopée d’invitations à des expositions en ligne. Je rêvais de Pétrus et on m’abreuvait de Villageoise. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ?

Podcast #30 : Le royaume des enfants terribles

Des jouets d’une autre époque, quelques marionnettes attentives et d’immenses masques en papier mâché : voici ce que l’on trouve sur les étagères de Camille Bertagna. Si on cherche bien, on peut même trouver de la poussière de fée cachée derrière un livre, de quoi retomber en enfance le temps d’un instant. Il serait pourtant trompeur de penser que  Camille en a besoin; l’enfance est un monde qu’elle n’a pas quitté et qui ne la quittera jamais.

Podcast #29 : L’insaisissable géométrie de ton cœur origami

Attrape ce coquillage et colle-le à ton oreille : ce n’est pas l’écho de la mer que tu entends au loin, c’est le chant entêtant de l’émancipation sentimentale. Mettre les voiles, se prendre pour un corsaire et trancher la gorge de la dépendance affective du bout de son sabre : c’est un long processus que de se libérer de l’autre.

Podcast #28 : Foutu pour foutu

Cet épisode c’est la couverture en patchwork de tatie Jacqueline : un mélange perturbant de motifs criards qui, mis bout à bout, forment un ensemble qui tient chaud. C’est une crêpe chorizo-reblochon-œuf-maïs qu’on picore à 3h du matin surpris par une petite fringale : un plaisir coupable plus gourmand que cohérent. Si tu cherches à tout prix un sens à ce qui va suivre, sème des cailloux pour te repérer car c’est un dédale qui t’attend.